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Flora Tristan (1803-1844)
Femme de lettres, militante socialiste et
féministe, elle fut l'une des figure majeures du débat social
dans les années 1840, et participa aux premiers pas de l'internationalisme.
Franco-péruvienne descendante de
Montézuma, Flora Tristan dont l'éducation avait été
négligée, tenta de s'émanciper aussi bien sur le
plan matériel qu'intellectuel. A Paris lors des Trois Glorieuses,
elle adhère au saint-simonisme. Femme battue, elle part un temps
au Pérou. De retour à Paris, en janvier 1835, Flora Tristan,
qui avait fréquenté les plus hautes sphères du pouvoir
à Lima est introduite dans les cercles littéraires et socialistes
parisiens. Elle publie Nécessité de faire un bon accueil
aux femmes étrangères (1835), un écrit de sensibilité
utopiste dans lequel elle imagine les statuts d'une association destinée
à fournir accueil et logement aux femmes seules. Dans le même
temps, elle entre en contact avec Charles Fourier. Utopiste mais soucieuse
de la mise en pratique, elle est aussi proche de Robert Owen, militants
pour le rétablissement du divorce ou l'abolition de la peine de
mort. Désormais bien relayée dans le monde masculin des
revues, elle séjourne à Londres (1839), où elle poursuit
des enquêtes sur l'Angleterre industrielle. Flora Tristan montrait
" l'Angleterre comme le laboratoire de la civilisation qui ne tarderait
pas à gagner l'Europe " ; toutefois, elle prévenait
contre un modèle de développement où l'homme était
sacrifié à la tyrannie du profit.
En 1843, elle publie son ouvrage le plus
important, l'Union ouvrière, et elle entame un Tour de France pour
en assurer la promotion. Aventure épuisant puisque Flora Tristan
mourut à Bordeaux, en novembre 1844.
Une colonne brisée au cimetière
de Bordeaux, fut érigée en 1848. Sur le piédestal
on lit : " à la mémoire de Madame Flora Tristan, auteur
de l'Union Ouvrière, Les Travailleurs reconnaissants, Liberté,
égalité, Fraternité, Solidarité ".
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