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Un brillant jeune homme Pierre Mendès France est né
à Paris, le 11 janvier 1907. A l'âge de 15 ans, il obtient
son bac et il entre l'année suivante à l'Ecole libre des
sciences politiques. En 1924, Edouard Herriot conduit le Cartel des gauches.
Le jeune Pierre adhère au Parti radical et milite à la
LAURS (Ligue d'action républicaine et socialiste). Avec ses
camarades, il fait le coup de poing contre les Camelots du roi de l'Action
française. Pierre Mendès-France devient le plus jeune sous-secrétaire d'Etat au Trésor dans le deuxième gouvernement Blum du Front populaire en 1938, il élabore, avec Georges Boris, le premier plan de développement économique proposé au Parlement, mais le gouvernement est renversé avant qu'il ne soit appliqué. La guerre éclate en 1939 et Pierre Mendès-France est nommé lieutenant de réserve dans l'aviation au Levant. Il ne parvient pas à être affecté dans une unité combattante. Il est arrêté à Casablanca en 1940 et incarcéré à Clermont-Ferrand pour désertion. Il est condamné en 1941 à six ans de prison lors d'un procès inique, mais il s'évade. Il vit pendant quelques mois dans la clandestinité ; enfin il rejoint De Gaulle à Londres. Choisi comme commissaire aux Finances du Comité français de libération nationale en 1943, il élabore le plan de redressement de l'économie française. Il est confirmé dans son poste dans le Gouvernement provisoire, Pierre Mendès-France s'oppose à la politique plus facile prônée par René Pleven. De Gaulle choisit la politique de Pleven, PMF, partisan de la rigueur, démissionne. Dans la foulée, il est élu Président du Conseil général de l'Eure. La période1946-1951 est pour lui
le moment où il s'éloigne de la politique. Il travaille
au sein de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement
(BIRD), Conseil économique et social de l'O.N.U., puis du FMI.
Au début des années 50, il retrouve son siège de
député de l'Eure. Cette nouvelle situation lui permet de
commence à intervenir au Parlement contre la guerre en Indochine.
Dans cette même lignée, il défend à Tunis plusieurs
militants indépendantistes tunisiens.
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